Toni Erdmann de Maren Ade (film allemand)

Photo : cinechronicle.com

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Toni Erdmann, c’est toute la folie de l’Allemagne gérée avec rigueur!
C’est précisément le contraste entre deux tempéraments, celui du père, Winfried Conradi (Peter Simonischek, Autrichien), enseignant solitaire qui vit avec son vieux chien, et celui de sa fille, Inès (Sandra Hüller, Allemande), cadre à Bucarest dans une boîte de conseil qui donne aux entreprises les conseils pour faire des économies (comprendre : comment licencier et faire plus de profits).
C’est un film émouvant, intelligent, dérangeant et parfois drôle (au sens où j’ai ri) que j’ai adoré.
Photo :br.de/radio/bayern

Photo :br.de/radio/bayern

Winfried est un solitaire donc, divorcé, qui visite sa vieille mère et promène son chien à bout de souffle. Pour tromper sa solitude, et peut-être parce qu’il n’a pas grand-chose à dire aux autres, il est adepte de blagues un peu stupides. Le film commence d’ailleurs par une blague qu’il fait au facteur et dans laquelle, en tant que spectateur, on a un peu de mal à rentrer.
Sa fille, venue brièvement en Allemagne à quelques jours de son anniversaire, est une jeune femme ambitieuse, sérieuse et même un peu rigide, qui semble bien seule, elle aussi, bien que pendue en permanence au téléphone avec son patron ou ses collègues.
Winfried décide sur un coup de tête de la rejoindre à Bucarest sans la prévenir. Ca ne se passe pas très bien et il repart – ou plutôt fait semblant de repartir. Dès lors, sous le nom de Toni Erdmann, et le déguisement improbable d’une perruque brune échevelée, il poursuit sa fille de soirée en réunions, de déplacements sur le terrain en fête d’anniversaire.
Pourquoi ce film que j’ai trouvé émouvant, intelligent et profondément original autant qu’humaniste  déçoit-il tant de spectateurs (voir la critique de Dasola)?
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Madame la Ministre (documentaire de Michèle Dominici)

La 3 a rediffusé mercredi – et vous avez donc deux jours pour le revoir- le documentaire de Michèle Dominici, sorti en 2012.
Il est passionnant. Elle interroge et filme (sans jamais se montrer) sept femmes qui ont été ministres : Elisabeth Guigou, Michèle Alliot-Marie, Dominique Voynet,  Rachida Dati, Marie-Georges Buffet,  Corinne Lepage et Nathalie Kosciusko-Morizet.
Ces sept femmes, de parcours et d’origine sociale et politique différentes, certaines énarques, d’autres juristes, se rejoignent sur plusieurs points. Le monde de la politique est impitoyable, mais encore plus pour les femmes, qui sont davantage observées et jugées sur leurs tenues, leurs couleurs de cheveux, leur tour de taille que sur leurs réalisations et leurs propositions. Trop ou pas assez jolies, trop à la mode ou trop mémères, trop vieilles ou trop jeunes, les hommes ont toujours quelque chose à redire, sur l’apparence de leurs collègues députées, sénatrices ou ministres.
Elles parlent aussi des autres femmes ministres, celles qui ont ouvert la route: Simone Veil et son combat pour légaliser l’avortement, Edith Cresson, première et seule femme Premier Ministre, Ségolène Royal, première et seule femme socialiste à s’être présentée à la présidentielle et avoir affronté au second tour le candidat de droite.
Edith Cresson à l'Assemblée pour son discours de politique générale

Edith Cresson à l’Assemblée pour son discours de politique générale

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Looks de Quinquas + et ++, août 2016

On veut du rose!
Même si les grosses perles roses sur le pull à trous-trous roses et le sac rose foncé, c’est un peu trop, il faut oser le look Barbara Cartland, Barbara Cartland, mon idole des vieilles dames excentriques et anglaises!
DSC_6004 (1024x576)Toujours dans le métro, encore du rose en double couche.
DSC_6020 (1024x576)On veut aussi du vert, des volutes et des feuillages ! J’aime le détail des sandales assorties au pantalon – qu’il fallait oser quand on a dépassé les 50 ans…., mais très bien porté par cette voyageuse qui doit se fournir dans d’autres boutiques.
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Bord de mer

J’aime voir de ma fenêtre le soleil qui se couche sur la mer  et écouter les rumeurs de la plage.
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La chanson de l’éléphant (film de Charles Binamé)

Image : filmsseville.com

Image : filmsseville.com

On a l’explication de ce titre un peu bizarre pour une fois traduit exactement de l’anglais (Elephant Song) assez tard dans le film. Il s’agit de la ritournelle française bien connue : « Un éléphant, ça trompe, ça trompe. Un éléphant, ça trompe énormément ». Le jeu de mots est plutôt intraduisible en anglais.
Il s’agit d’un huis-clos, le film étant une adaptation d’une pièce de Nicolas Billon, auteur canadien, et qui mêle une enquête administrative et des flash-backs.
Un médecin d’une institution psychiatrique disparait sans avoir laissé de mot ou de message la veille de Noël. Le dernier à l’avoir vu est un jeune patient, Michael Aleen (Xavier Dolan). Le directeur de l’institution, le docteur Toby Green (Bruce Greenwood qui vient de Star Trek et Batman), décide de recevoir Michael dans le bureau même du médecin disparu.
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Liad Shoham et Dror Mishani, polars israéliens

Shoham et Mishani sont les deux étoiles du polar israélien depuis la mort en 2005 de  Batya Gour.
En raison de la nature particulière de l’Etat d’Israël, le roman policier est un genre qui y a été longtemps sous-représenté. Quasiment pas d’auteurs et très peu de traductions, sauf Sherlock Holmes et Simenon.
Image : fnac.com

Image : fnac.com

Liad Shoham a écrit Terminus Tel Aviv (10-18) et Oranges amères (Edition les Escales, 2015, traduit par Laurent Cohen), plus Tel Aviv suspects (que je n’ai pas lu).
L’inspectrice Anat Nahmias, petite jeune femme un peu garçonne, enquête d’abord sur les mafias qui exploitent les clandestins africains, puis à Petah Tikva, banlieue ordinaire de Tel Aviv, sur les affaires immobilières de l’endroit et les deux familles qui les gèrent depuis des décennies, sur fond de campagne électorale pour la mairie.
Un crime lance chaque histoire, une responsable d’association humanitaire pour le premier et un journaliste free-lance pour le second.
Corruption, mensonges, arrangements politicards, la vie près de Tel Aviv n’a rien à envoyer à celle des autres grandes villes du monde.
Shoham donne vie à des milieux dont on n’imagine pas forcément l’existence dès qu’on sort des classiques américains et c’est ce qui fait la force et l’intérêt de ses romans. Tous ses personnages

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Les publicités ratées pour des parfums (Dior, Lancôme, Dolce&Gabbana)

Sur le podium, la prestation ridicule de Johnny Depp, lifté et inexpressif, tatoué et maquillé, pour Sauvage de Dior : guitare, périple routier au Texas (les forages), animaux sauvages, etc. Film de Jean-Baptiste Mondino, qu’on a connu mieux inspiré et musique de Ry Cooder.

Son pendant féminin, Julia Roberts dans « La vie est belle » de Lancôme. Même postulat de départ : l’über -star incarnant la rebellion se délivre de ses chaines… Il y a deux versions, j’ai choisi la plus ancienne, celle filmée par Tarsem Singh.

Enfin, pas aussi ridicule mais pompeux, la publicité de Dolce&Gabbana met en scène une Sophia Loren (bientôt 82 ans), hyper-liftée, qui marche comme si on l’avait sortie de son sarcophage, tout le corps raide et les jambes écartées pour garder l’équilibre sans cannes sur le gravier. On a un peu de peine pour elle.
Film de Giuseppe Tornatore sur une musique d’Ennio Morricone tout de même. Espérons que Monica Bellucci saura résister à trop de chirurgie.

J’avoue, ça fait longtemps qu’une publicité m’a donné envie d’acheter du parfum. Il ne suffit pas d’ajouter réalisateurs connus et stars mondiales pour trouver des idées neuves.
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Mallock (saga policière de Jean-Denis Bruet-Ferreol)

Image : babelio.com

Image : babelio.com

Jean-Denis Bruet-Ferreol (65 ans) a écrit en 2000 « Amédée Mallock et les visages de Dieu. Première chronique barbare », lançant ainsi le personnage du Commissaire Mallock, en deuil de son jeune fils, opiomane, poète et amoureux des jolies femmes. En 2010, il l’a entièrement ré-écrit et augmenté et a publié depuis trois autres volumes : Le massacre des Innocents, Le cimetière des hirondelles, Les larmes de Pancrace.
J’ai lu les derniers avant le premier que j’ai d’ailleurs lu dans sa version de 2000 et pas dans sa version augmentée.
Autant j’ai plutôt aimé le premier, autant j’ai trouvé qu’au fil des ouvrages suivants, l’auteur qui disparait derrière son personnage puisqu’on ne voit plus son nom sur les couvertures mais juste « Mallock », développe une certaine complaisance dans ses propos. Le personnage n’aime pas ceci, n’aime pas cela et d’une manière générale, a du mal avec le monde actuel, ses tics et ses excès et il se regarde penser, comme l’auteur se regarde écrire. On peut le comprendre mais on a trop l’impression qu’il s’agit d’un auto-portrait, destiné à faire valoir la culture, l’intelligence, le raffinement de l’auteur à travers son personnage qui en devient pompeux et mériterait peut-être un bon entartage de ce cher Noël Godin au cri de « Entartons, entartons, ces pompeux cornichons ». Et puis je me suis lassée de ces flics vieillissants, mais super-intelligents, déprimés, en deuil, alcooliques, etc à qui, pourtant, aucune jolie femme ne résiste.
Cela dit, je connais des gens qui adorent, et pourquoi pas? C’est plutôt bien écrit, avec des intrigues tortueuses à souhait.
Sur le blog de Babelio, on peut découvrir l’auteur et ses méthodes de travail.
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Rechute

Pour qui jette un oeil sur mon Instagram, il n’aura pas échappé que j’ai eu une rechute de ma chute d’il y a deux mois et demi.
Après quelques semaines sans soucis, ma cheville s’est mise à enfler tout autour de l’articulation (je vous épargne les photos qui donnent des nausées à ceux qui les voient!), m’empêchant quasiment de marcher en fin de journée et de dormir la nuit.
A commencé la ronde des médecins, radiologues et autres spécialistes.
Rien aux radios, donc anti-inflammatoires. Sans effet excessif, ma cheville continuant à gonfler.
La remplaçante de ma généraliste s’est inquiétée de ce que ce pouvait être le signe d’une phlébite, d’où rendez-vous en urgence. Mais non, c’était bien une grosse entorse avec un arrachement osseux.

 

IMG_6029Pour finir,

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Tarzan (film de D. Yates) et Colonia (film de F. Gallenberger)

L’histoire comme les personnages de Tarzan (film du réalisateur anglais David Yates) et de Colonia (film du réalisateur allemand Florian Gallenberger) étant profondément différents, il peut paraître étrange de les associer dans un même article. Et pourtant ces deux films partagent quelques points communs: des images bien léchées, des acteurs au jeu peu subtil et un aspect globalement artificiel.
Image: impawards.com

Image: impawards.com

Tarzan (The Legend of Tarzan) est le retour de John Clayton III (Alexander Skarsgård) en Afrique, alors même que l’enfant-singe est devenu un Lord respecté, le Lord Greystoke interprêté en 1984 par Christophe Lambert (Greystoke, The Legend of Tarzan, Lord of the Apes,  film de Hugh Hudson). Un méchant aventurier, Leon Rom (interprêté par Christoph Waltz) veut mettre la main sur des mines de diamants et, au passage, exterminer ou réduire en esclavage les populations locales. Il fait alliance avec un chef local en lui promettant de lui livrer Tarzan. Jane (Margot Robbie), devenue l’épouse de Tarzan, l’accompagne en Afrique et retrouve, dans des scènes touchantes de mièvrerie, la tribu avec qui elle a vécu et dont elle parle la langue.
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