Soldes…

Ces derniers mois, je me suis consacrée à purger l’épuisement consécutif à mon (premier) déménagement, à résorber les conséquences de mes chutes et autres bobos et à gérer mon sentiment dépressif (en diminuant les doses).
Et puis j’ai découvert Instagram qui me prend un (beaucoup) de mon temps. Je vais d’ailleurs éviter Snapchat qui me prendra ce qu’il me reste de temps.
Pourtant, j’ai lu, je suis allée voir des films, des expos dont je n’ai mis que des images sur instagram tout en me promettant d’en parler ici.
En attendant, puisque le matériel nous tient à coeur quoiqu’on dise, et même si j’essaie de restreindre le nombre d’objets que je fais entrer chez moi, voici quelques achats en solde.
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Monoprix (soldes)

A Monoprix, un plateau toucan, qui rappelle le gilet acheté l’an dernier, une théière aux motifs poissons qui me fait penser à la vaisselle vue au Vietnam et deux bols ornés de plumes de paon ou presque. Les motifs des bols Monoprix  étaient particulièrement réussis ces derniers temps.
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Décidément…

Décidement, il n’est pas si facile de (barrer la mention inutile) vieillir, déménager, réfléchir à son passé amoureux, penser à son futur (le temps d’après la retraite), etc.
Je suis d’une nature très somatique : quand je suis très très angoissée, le sommeil me tombe dessus de manière irrépressible et je dois aller me coucher; quand je suis tendue, j’ai mal quelque part (le lien est l’occasion de revoir cet étonnant escabeau de relaxation);
et quand je rumine de sombres pensées, je tombe.
Photo : express.co.uk

Photo : express.co.uk

Dimanche dernier, j’ai fait un vol plané dans la rue. Mon pied droit s’est tordu et je suis tombée sur le côté gauche. Entorse, bleus et cervicales traumatisées…
Rien que de regarder la photo d’illustration, j’en ai des frissons.
Ces accidents sont pour moi des signaux de saturation. Comme l’expression de mes émotions reste compliqué, mon corps tire littéralement le signal d’alarme en me clouant chez moi.
Pas mal non? Et même pas d’amende à payer pour arrêt abusif!
Certes,
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Nettoyage de printemps

La saison se prête aux rangements, tris et autres grandes manoeuvres – qui, en réalité sont de tous les moments comme je l’ai déjà évoqué ici et ici et particulièrement quand on déménage-. L’expression courante est « nettoyage de printemps ».
Ca vaut pour le visage aussi et voici quelques essais de produits (tous achetés par moi).
démaquiller 5894On commence par les démaquillants.
J’ai longtemps, comme tout le monde ou presque, utilisé Bioderma puis j’en ai eu assez et je ne garde que la version petit format pour mes déplacements. Au hasard, des promotions, j’ai essayé les lotions micellaires d’Yves Rocher, de Daniel Jouvance, de Jeanne Gatineau (pas photographié) et un des laits démaquillants d’Yves Rocher pour les jours à fond de teint.
La meilleure de toute, mais pas facile à trouver, est, selon moi, celle de Gatineau dont j’ai déjà dit du bien ici : elle nettoie parfaitement, sans irriter et son parfum est agréable.
Juste derrière, celles d’Yves Rocher sont très bien.
J’aime moins Daniel Jouvance en raison d’un « parfum » désagréable.
Quelques crèmes de jour?
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Demolition (film de Jean-Marc Vallée) : démolir, c’est aussi faire le deuil

Jean-Marc Vallée, réalisateur canadien de 53 ans, aime bien mettre ses acteurs masculins dans des rôles extrêmes.
En 2013, le texan Matthew McConaughey perdait un nombre considérable de kilos, et pas mal de son sex-appel aussi, pour jouer Ron Woodroof dans Dallas Buyers Club. Woodroof, qui a réellement existé, amateur de rodéo et de sexe, apprend sa séropositivité qu’il croyait réservée aux homos et vend clandestinement des médicaments expérimentaux à d’autres séropositifs dans le cadre du Dallas Buyers Club (il y aura 12 DBC). McConaughey, devenu un excellent acteur, y campe un Woodroof plus vrai que nature.
Photo : huffingtonpost.fr

Photo : huffingtonpost.fr

En 2016, c’est Jake Gyllenhaal qui se colle à la performance dans Demolition.  Il incarne Davis, un trader qui a un accident de voiture avec sa femme, elle meurt, lui pas.
Demoliton

Photo : newyou.com

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Les loups blessés (polar de Christophe Molmy)

Photo : fnac.com

Photo : fnac.com

C’est étonnant que le patron  de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), souvent surnommée Brigade Antigang, celle-là même qui a mené l’assaut à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes en janvier 2015 et contre le Bataclan en novembre dernier, un homme qui se décrit comme un chasseur (dans un excellent portrait de Libération) soit aussi un époux, un père de famille et un auteur de roman policier…
Etonnant?
Un peu moins quand on lit le roman, puis le portait de Libé. On retrouve dans le premier la trace d’évènements authentiques racontés dans le second : les arrestations musclées, les indics qui donnent les bons tuyaux, la Corse, Marseille, les voyous ordinaires et les « beaux mecs ».
Ce n’est pourtant pas un auto-portrait, il ne ressemble pas, dit-il, au commissaire Renan Pessac, homme solitaire depuis son divorce, obsédé par son métier, dur avec ses hommes comme avec lui-même et qui rêve à Tania, la jolie call-girl qui est une indic occasionnelle parmi d’autres.
On sent pourtant au fil des lignes les jours et les nuits de travail, les moments de doute, la crainte des erreurs et des pièges, les tentations peut-être, et, de temps en temps, le désir d’un monde plus ordonné, moins sauvage.
Photo:centrepresseaveyron.fr/

Photo:centrepresseaveyron.fr/

Molmy s’en tire bien. Son roman est plutôt « masculin » comme l’univers qu’il décrit, sans être sec, avec quelques petites touches sentimentales, à commencer par le titre du livre. Les hommes aiment bien se croire romantiques – ce qui ne les empêche pas d’aller faire leurs affaires, que ce soit braquer des fourgons ou arrêter les méchants.
Les loups blessés. Olivier Molmy. Editions de la Martinière, 2015, puis Points Seuil (Poche).
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La ménagerie de verre (T. Williams) au théâtre national de la Colline

Les pièces de Tennessee Williams (1911-1983) sont souvent plus connues par leur adaptation cinématographique.
Vous avez certainement vu Un tramway nommé désir (1951) d’Elia Kazan avec Marlon Brando (Kazan avait d’abord mis en scène la pièce avec le jeune Brando) et Vivien Leigh, Baby Doll (1956) du même Elia Kazan avec Caroll Baker, sur un argument assez proche de Lolita de Nabokov, lui aussi adapté au cinéma ou encore La chatte sur un toit brûlant (1958) de Richard Brooks avec Elizabeth Taylor et Paul Newman, Soudain l’été dernier de Joseph Mankiewicz,  avec Elizabeth Taylor, Katharine Hepburn et Montgomery Clift.
Cette liste de cinéastes et d’acteurs prestigieux indique bien la célébrité de T. Williams dans les années 1950.
IMG_5922La ménagerie de verre (The Glass Menagerie) a été adaptée au cinéma en 1950 par Irving Rapper avec Jane Wyman et Kirk Douglas, puis en 1987 par Paul Newman avec John Malkovich, Joanne Woodward et Karen Allen. Je crois que je n’ai vu aucune de ces versions.
Williams est né dans le Mississipi et ses pièces parlent souvent d’une chaleur étouffante, de la moiteur de l’air, des frustrations et des découragements, des regrets et des espoirs perdus. Les hommes sont brutaux et les femmes égarées.
La ménagerie de verre est sa deuxième pièce. C’est un huis-clos qui se passe dans un appartement à Saint-Louis dans le Missouri. Amanda Wingfield (Dominique Reymond) y vit avec ses deux enfants, Tom (Olivier Werner),  qui est le seul à travailler pour entretenir la famille, et Laura (Solène Arbel). Le père et mari a disparu, il y a déjà longtemps. Amanda se repose sur son fils pour prendre soin d’eux et cherche à tout prix à assurer à sa fille une bonne situation, soit un métier, soit un mari.
Invité par Tom, Jim (Pierric Plathier) semble un moment être ce mari idéal qui permettrait à Laura de quitter la maison.
L’atmosphère est étouffante, au sens propre comme au sens figuré.
La mise en scène
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Steve Jobs/Triple 9 et Kate Winslet….

Dans deux films au genre bien différent, – le biopic d’un génie de l’informatique qui n’était pas le plus sympathique des hommes, et un thriller violent-, Kate Winslet a enrichi son catalogue de personnages de deux femmes qui ont un point commun : leur fort accent russe.
steve-jobs-biopic

photo : clubic. com

Joanna Hoffman a fait partie de la première équipe de conception des Macintosh dès 1980 et elle a sans doute été une des seules à n’avoir pas peur de Steve Jobs. Perruquée, lunettée et plutôt mal fringuée, Kate Winslet incarne une Joanna Hoffman peu glamour mais énergique, protectrice de Steve Jobs et de sa vie privée tourmentée, comme un manager protège sa rockstar.
-winslet-

Photo: money.cnn.com

Michael Fassbender, qui aime décidément jouer des personnages antipathiques, est bien comme toujours. Danny Boyle (Trainspotting, La plage, Slumdog Millionaire et le génial Petits meurtres entre amis/Shallow grave, que je ne me lasse pas de revoir) a signé un film conventionnel mais intéressant, et pas si technique que ça… Sur un scénario d’Aaron Sorkin, le créateur de la série A la Maison blanche/The West Wing, que j’ai vue deux fois intégralement et qui est passionnante.
triple 9

Photo : wall.alphacoders.com

Triple 9 de John Hillcoat est un thriller violent de John Hillcoat (réalisateur australien de La Route/The Road avec Viggo Mortensen d’après le roman de Cormac MacCarthy) qui oppose la mafia russe -avec Kate Winslet en « lieutenant » basé aux Etats-Unis, des habitués de casses, des flics pourris et un jeune flic, joué par Casey Affleck (le frère de Ben) qui, lui, n’a pas renoncé aux valeurs d’ordre et de justice.
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Grosse fatigue…

exhausted pet 02Ces dernières semaines, j’ai eu juste assez d’énergie pour poster des photos sur Instagram (que vous pouvez voir à partir de mon site, que vous ayiez ou non un compte instagram), sans parler d’aller au travail et de faire encore des déplacements, des visites et des accompagnements de groupe en tout genre, en provenance du Japon, de la République tchèque, de l’Australie…
Pas beaucoup de courage donc pour améliorer mon domicile actuel, qui ressemble toujours à l’appartement d’une très vieille personne ou d’un geek no-life, bien que, depuis ce billet, j’aie fait quelques avancées, consistant surtout à jeter (encore), plutôt qu’à vider les cartons restants.
Là-dessus se greffe une grippe et une pharyngite, donc grosse grosse fatigue. Et je me félicite de nouveau d’habiter au milieu des commerces et que mon médecin soit, littéralement, à deux pas.
Toutefois, une petite motivation pour revenir écrire ici, ce lieu un peu secret, un peu partagé.
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Queneau est dans le métro

La RATP affiche régulièrement de la poésie dans les stations ou dans les rames. Auteurs connus ou poètes ayant gagné un concours, l’idée est plaisante.
A la station Arts et Métiers, le matin, je lis ce petit sonnet de Raymond Queneau (1903-1976) qui me réjouit à chaque fois.
LE DÉBUT ET LA FIN
Au petit jour naît la petite aube, la microaube
puis c’est le soleil bien à plat sur sa tartine
il finit par s’étaler, on le bat avec le blanc des nuages
et la farine des fumées de la nuit
et le soir meurt, la toute petite crêpe, la crépuscule
Edité dans « Le chien à la mandoline ». Gallimard.

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Vous prendrez bien un peu de poésie?

Parfois, quand on est fatiguée de tout, la poésie est le recours.
Quand on lit des romans anglais ou américains, les auteurs, et pas les plus asbscons, mettent souvent dans la bouche de leurs personnages quelques citations empruntées à des poèmes, généralement du XIXème siècle.
Qui citerait Hugo, Musset ou Lamartine parmi les romanciers français?
Je suis tombée sur cette anthologie de la poésie française du XIXème, autour du thème du fantastique, et j’ai acheté une édition bilingue des poèmes de Yeats (1865-1939).
Kid Loki est, comme moi, fan de John Keats (1795-1821) que l’on peut rapprocher d’André Chénier (1762-1794), mais pas d’Apollinaire dont je ne me lasse pas.
Keats qui apparait dans le cycle des Cantos d’Hyperion de Dan Simmons, space opera que je recommande vivement pour son extrême inventivité narrative et la richesse de ses allusions littéraires, du Decameron de Boccace aux Contes de Canterbury de Chaucer.

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