Bord de mer

J’aime voir de ma fenêtre le soleil qui se couche sur la mer  et écouter les rumeurs de la plage.
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La chanson de l’éléphant (film de Charles Binamé)

Image : filmsseville.com

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On a l’explication de ce titre un peu bizarre pour une fois traduit exactement de l’anglais (Elephant Song) assez tard dans le film. Il s’agit de la ritournelle française bien connue : « Un éléphant, ça trompe, ça trompe. Un éléphant, ça trompe énormément ». Le jeu de mots est plutôt intraduisible en anglais.
Il s’agit d’un huis-clos, le film étant une adaptation d’une pièce de Nicolas Billon, auteur canadien, et qui mêle une enquête administrative et des flash-backs.
Un médecin d’une institution psychiatrique disparait sans avoir laissé de mot ou de message la veille de Noël. Le dernier à l’avoir vu est un jeune patient, Michael Aleen (Xavier Dolan). Le directeur de l’institution, le docteur Toby Green (Bruce Greenwood qui vient de Star Trek et Batman), décide de recevoir Michael dans le bureau même du médecin disparu.
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Liad Shoham et Dror Mishani, polars israéliens

Shoham et Mishani sont les deux étoiles du polar israélien depuis la mort en 2005 de  Batya Gour.
En raison de la nature particulière de l’Etat d’Israël, le roman policier est un genre qui y a été longtemps sous-représenté. Quasiment pas d’auteurs et très peu de traductions, sauf Sherlock Holmes et Simenon.
Image : fnac.com

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Liad Shoham a écrit Terminus Tel Aviv (10-18) et Oranges amères (Edition les Escales, 2015, traduit par Laurent Cohen), plus Tel Aviv suspects (que je n’ai pas lu).
L’inspectrice Anat Nahmias, petite jeune femme un peu garçonne, enquête d’abord sur les mafias qui exploitent les clandestins africains, puis à Petah Tikva, banlieue ordinaire de Tel Aviv, sur les affaires immobilières de l’endroit et les deux familles qui les gèrent depuis des décennies, sur fond de campagne électorale pour la mairie.
Un crime lance chaque histoire, une responsable d’association humanitaire pour le premier et un journaliste free-lance pour le second.
Corruption, mensonges, arrangements politicards, la vie près de Tel Aviv n’a rien à envoyer à celle des autres grandes villes du monde.
Shoham donne vie à des milieux dont on n’imagine pas forcément l’existence dès qu’on sort des classiques américains et c’est ce qui fait la force et l’intérêt de ses romans. Tous ses personnages

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Les publicités ratées pour des parfums (Dior, Lancôme, Dolce&Gabbana)

Sur le podium, la prestation ridicule de Johnny Depp, lifté et inexpressif, tatoué et maquillé, pour Sauvage de Dior : guitare, périple routier au Texas (les forages), animaux sauvages, etc. Film de Jean-Baptiste Mondino, qu’on a connu mieux inspiré et musique de Ry Cooder.

Son pendant féminin, Julia Roberts dans « La vie est belle » de Lancôme. Même postulat de départ : l’über -star incarnant la rebellion se délivre de ses chaines… Il y a deux versions, j’ai choisi la plus ancienne, celle filmée par Tarsem Singh.

Enfin, pas aussi ridicule mais pompeux, la publicité de Dolce&Gabbana met en scène une Sophia Loren (bientôt 82 ans), hyper-liftée, qui marche comme si on l’avait sortie de son sarcophage, tout le corps raide et les jambes écartées pour garder l’équilibre sans cannes sur le gravier. On a un peu de peine pour elle.
Film de Giuseppe Tornatore sur une musique d’Ennio Morricone tout de même. Espérons que Monica Bellucci saura résister à trop de chirurgie.

J’avoue, ça fait longtemps qu’une publicité m’a donné envie d’acheter du parfum. Il ne suffit pas d’ajouter réalisateurs connus et stars mondiales pour trouver des idées neuves.
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Mallock (saga policière de Jean-Denis Bruet-Ferreol)

Image : babelio.com

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Jean-Denis Bruet-Ferreol (65 ans) a écrit en 2000 « Amédée Mallock et les visages de Dieu. Première chronique barbare », lançant ainsi le personnage du Commissaire Mallock, en deuil de son jeune fils, opiomane, poète et amoureux des jolies femmes. En 2010, il l’a entièrement ré-écrit et augmenté et a publié depuis trois autres volumes : Le massacre des Innocents, Le cimetière des hirondelles, Les larmes de Pancrace.
J’ai lu les derniers avant le premier que j’ai d’ailleurs lu dans sa version de 2000 et pas dans sa version augmentée.
Autant j’ai plutôt aimé le premier, autant j’ai trouvé qu’au fil des ouvrages suivants, l’auteur qui disparait derrière son personnage puisqu’on ne voit plus son nom sur les couvertures mais juste « Mallock », développe une certaine complaisance dans ses propos. Le personnage n’aime pas ceci, n’aime pas cela et d’une manière générale, a du mal avec le monde actuel, ses tics et ses excès et il se regarde penser, comme l’auteur se regarde écrire. On peut le comprendre mais on a trop l’impression qu’il s’agit d’un auto-portrait, destiné à faire valoir la culture, l’intelligence, le raffinement de l’auteur à travers son personnage qui en devient pompeux et mériterait peut-être un bon entartage de ce cher Noël Godin au cri de « Entartons, entartons, ces pompeux cornichons ». Et puis je me suis lassée de ces flics vieillissants, mais super-intelligents, déprimés, en deuil, alcooliques, etc à qui, pourtant, aucune jolie femme ne résiste.
Cela dit, je connais des gens qui adorent, et pourquoi pas? C’est plutôt bien écrit, avec des intrigues tortueuses à souhait.
Sur le blog de Babelio, on peut découvrir l’auteur et ses méthodes de travail.
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Rechute

Pour qui jette un oeil sur mon Instagram, il n’aura pas échappé que j’ai eu une rechute de ma chute d’il y a deux mois et demi.
Après quelques semaines sans soucis, ma cheville s’est mise à enfler tout autour de l’articulation (je vous épargne les photos qui donnent des nausées à ceux qui les voient!), m’empêchant quasiment de marcher en fin de journée et de dormir la nuit.
A commencé la ronde des médecins, radiologues et autres spécialistes.
Rien aux radios, donc anti-inflammatoires. Sans effet excessif, ma cheville continuant à gonfler.
La remplaçante de ma généraliste s’est inquiétée de ce que ce pouvait être le signe d’une phlébite, d’où rendez-vous en urgence. Mais non, c’était bien une grosse entorse avec un arrachement osseux.

 

IMG_6029Pour finir,

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Tarzan (film de D. Yates) et Colonia (film de F. Gallenberger)

L’histoire comme les personnages de Tarzan (film du réalisateur anglais David Yates) et de Colonia (film du réalisateur allemand Florian Gallenberger) étant profondément différents, il peut paraître étrange de les associer dans un même article. Et pourtant ces deux films partagent quelques points communs: des images bien léchées, des acteurs au jeu peu subtil et un aspect globalement artificiel.
Image: impawards.com

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Tarzan (The Legend of Tarzan) est le retour de John Clayton III (Alexander Skarsgård) en Afrique, alors même que l’enfant-singe est devenu un Lord respecté, le Lord Greystoke interprêté en 1984 par Christophe Lambert (Greystoke, The Legend of Tarzan, Lord of the Apes,  film de Hugh Hudson). Un méchant aventurier, Leon Rom (interprêté par Christoph Waltz) veut mettre la main sur des mines de diamants et, au passage, exterminer ou réduire en esclavage les populations locales. Il fait alliance avec un chef local en lui promettant de lui livrer Tarzan. Jane (Margot Robbie), devenue l’épouse de Tarzan, l’accompagne en Afrique et retrouve, dans des scènes touchantes de mièvrerie, la tribu avec qui elle a vécu et dont elle parle la langue.
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Seth Greenland (roman policier)

Un bouddhiste en colère (The Angry Bouddhist. 2011. Chez Liana Levi pour la traduction française par Jean Esch) est à la fois échevelé, foisonnant et tout à fait plaisant.
photo : babelio.com

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Jimmy Duke, ex-policier et apprenti bouddhiste (dans le cadre des fameuses sessions de gestion de la colère/Anger Management, chères aux psys américains) est aussi le frère de Randall, politicien ambitieux et de Dale, petit voyou en fauteuil roulant et sujet à des AVC. Randall se présente contre la sexy Mary Swain, protégée par le chef de la police locale, Harding Marvin, qui n’aime qu’un seul être, Fléau, son rottweiler et trompe sa femme avec Nadine, professeur de tennis bisexuelle, qui a aussi couché avec Kendra, la femme de Randall.
Le tout se passe à Palm Springs en Californie dans une chaleur infernale et à proximité du désert.
Sur fond de magouilles électorales, de religiosité et de combats politiciens sans pitié, chacun de ses personnages essaie de tirer son épingle du jeu : gagner les élections, quitter son conjoint, le garder, trouver de l’argent,  par tous les moyens possible, que ce soit le mensonge, la vérité, les menaces, le chantage ou l’assassinat.
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Irréprochable (film de Sébastien Marnier)

Photo : senscritique.com

Photo : senscritique.com

Constance (Marina Foïs, impressionnante), 40 ans, revient chez elle, en province (le film a été tourné en Poitou-Charnetes) après 6 ans passés comme agent immobilier à Paris.
Dès les premières images, le spectacteur comprend qu’elle est en situation d’échec et même de précarité : elle squatte un appartement destiné à la vente et ne travaille plus depuis pas mal de temps.
Pas question pour autant d’avouer son échec à ses collègues de son ancienne agence, à ses amis, son ancien amant, Philippe (Jérémie Elkaïm, indécis), ou  à Gilles (Benjamin Biolay, inattendu), le fiscaliste parisien qu’elle a rencontré dans le train et avec qui elle a une liaison physiquement intense. Car Constance est une femme qui ment et enjolive constamment sa vie.
D’une certaine manière, elle a raison, sa vie est décevante. A 40 ans, se retrouver seule, sans travail, sans famille, sans compagnon, sans enfant, obligée de retourner vivre dans la maison familiale, n’a rien d’une réussite. Ce qu’il lui reste:  son incroyable énergie physique, entretenue par des séances de sport intensives, et l’obstination implacable qu’elle met à atteindre son unique but : retrouver sa place dans son ancienne agence immobilière.
Implacable, c’est le titre qui aurait convenu à ce personnage que rien n’arrête dans son désir de retrouver sa vie d’avant, celle où tout marchait

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The Strangers v/s The Witch (films avec sorcellerie)

Quand je vais voir mon coach sportif, on parle cinéma. The Witch, dont j’ai déjà parlé, ne lui a pas du tout plu alors que The Strangers du réalisateur  sud-coréen Na Hong-jin l’a enthousiasmé.
Ce matin, dès potron-minet, direction l’UGC du Forum des Halles pour aller voir ce long (2h36)  film qui a eu beaucoup de bonnes critiques.
Image : allocine.fr

Image : allocine.fr

Tôt un jour de pluie (il pleut souvent dans ce film), le sergent Jong-Goo (Do Won Kwak, excellent dans un rôle d’homme émotif et très attaché à sa famille)  qui vit dans un petit village avec sa femme, sa fille (Kim Hwan-hee) et sa belle-mère, est réveillé chez lui et doit se rendre sur le lieu d’un meurtre. Un homme a assassiné sa femme de façon très violente et surtout très inattendue. D’autres meurtres surviennent, en même temps qu’une épidémie d’urticaire qui touche les meurtriers. Alors que les crimes se succèdent, le sergent a des rêves étranges et angoissants d’un homme nu couvert de sang et qui dévore la viande crue d’un chevreuil mort avant de tourner vers lui ses yeux rouges pour l’attaquer.
Parallèlement ses collègues et lui portent leurs soupçons sur un étranger, un Japonais taciturne (Jun Kunimura) installé dans la montagne, à l’écart du village et qui a été accusé d’un viol. Cette haine de l’étranger et du Japonais en particulier, renvoie aux contentieux historiques entre les deux pays. Le Japonais devient ainsi le bouc émissaire idéal.
La malédiction se rapproche du sergent dont la petite fille a un comportement injurieux et agressif. La belle-mère décide de faire appel à un chaman (Hwang Jeong-min) pendant que le sergent et ses collègues, assisté du neveu diacre de l’un d’entre eux, vont fouiller la maison du Japonais en son absence et y trouvent des choses très étranges et dérangeantes.
Image : hollywoodreporter.com

Image : hollywoodreporter.com

Le rythme du film, plutôt lent au début et scandé par des plans superbes des montagnes, s’accélère avec l’arrivée du chaman qui entame énergiquement un exorcisme rituel. Mais rien n’y fait et le sort ne peut être levé.
The Strangers est un film déconcertant pour un Occidental :
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