Mona Chollet a publié en 2012 aux éditions Zones (label dirigé par Grégoire Chamayou) un livre assez violent : « Beauté fatale. les nouveaux visages d’une aliénation féminine ».
Il faut bien reconnaitre qu’en ces temps de chirurgie ou dermatologie esthétique, de jeunes mannequins, la voix de Chollet est assez seule.

Le libre démarre fort :
« L’image de la femme équilibrée, épanouie, à la fois active et séductrice, se déménant pour ne rater aucune des opportunités que lui offre notre monde moderne et égalitaire, constitue une sorte de vérité officielle à laquelle personne ne semble vouloir renoncer. Pendant ce temps, sans quy’on y prennre garde, notre vision de laféminité se réduit de plujs en plus à une poignée de clichés mièvres et conformistses ».

« L’omniprésnce de modèles inatteignables enferme nombre de femmes dans la haine d’elles-mêmes, dans des spirales ruineuses et destructrices où elles laissent une quantité d’énergie exorbitante.  »
Où aileurs que chez Mona Chollet pourrait-on rappeler qu’Elisabeth Badinter est actionnaire principale de Publicis? Où lirait-on « la publicitaire Elisabeth Badinter »?

J’ai évoqué ça avec une de mes amies qui m’a professé tout l’admiration qu’elle avait pour les livres de Mme B. Quand je lui disais : c’st tout de même intéressant de savoir d’où elle écrit,

Mollet déconstruit la série Mad Men en rappelant son aspect critique qui n’a pas été retenu par les magazines féminins qui n’en ont gardé que l’appparence chic et bien soignée.

Chollet citant The Beauty Myth de Naomi Wolf indique que les pressions consntantes sur le physique des femmes constitue une nouvelle prison immatérielle qui permet le contrôle en faisant perdre aux femmes temps, énergie et argent et en les maintenant « dans un état d’insécurité psychique ».
Je pense aux billets récurrents de l’intelligente et charmante Géraldine Dormoy qui se plaint régulièrement de se spulsions alimentaires et du mal-être qu’elle ressent devant son physique.

Les actrices « muses » égéries ou tout autre nom qu’on leur donne doivent rester pimpantes et lisses. Emmanuelle Béart quand elle était passée à la télévision en 1996 pour défendre les sans-papiers qui occupaient l’église Saint-Bernard à Paris s’est fait virer de Dior, non pas tant peut-être en raison de la cause qu’elle soutenait mais parce q’uelle était venue sur le plateau pas coiffée, peu maquillée et pas du tout star. A côté de ça Marion Cotillard et malgré quelques ddéclarations désastreuses a su garder ses contrats en se montrant toujours impeccable en public.

Chollet parle aussi de la « transmission de la célébrité par le lignage » (les fils et filles de), de la série Gossip Girl et d’Ally Mc Beal, des mannequins de couleur, comprendre d’une autre couleur que blanches, etc etc. et des blogs mode qui poussent à l’achat, notamment de produits chers. elle parle longuement des obsessions alimentaires de Portia de Rossipoussée à être toujours plus maigre dans Ally Mc Beal.